L’estime de soi… voilà trois mots extrêmement difficiles à conquérir, à faire sien. Pourtant ce sont ces trois mêmes mots qui font notre bonheur.

À le chercher si loin, on oublie que ce bonheur tant souhaité se cache au fond de nous et qu’il est présent à chaque instant. C’est d’ailleurs comme ça, en plongeant au cœur d’elle-même, que Claudie Pfeifer a découvert qu’elle pouvait être heureuse.

Pas à pas

Claudie Pfeifer a toujours voulu danser. Mais Claudie ne répond pas aux critères de la danse, elle est ronde. Qu’à cela ne tienne, elle danse quand même. Lors des spectacles de clôture des cours de danse, on la place toujours derrière. Plus tard, lorsqu’elle veut parfaire sa formation en théâtre et en danse, on la refuse presque du fait qu’elle pèse une vingtaine de livres en trop.

Elle vit dans un univers de paradoxes. Elle est peut-être ronde, mais à la fois c’est comme si on ne la voyait pas. Sa meilleure amie étant mince et jolie. Les garçons qui s’intéressent à elle passent par Claudie pour lui parler. Elle, on l’ignore. Claudie est à la fois ronde et invisible.

Pour être vue, pour être reconnue, elle essaye tous les régimes qui puissent exister. Bien sûr elle maigrit, mais après chaque diète elle reprend un peu plus de poids, devient un peu plus frustrée, se sentant rejetée, mise à l’écart.

La tristesse et l’injustice ayant établi domicile chez Claudie, elle décide de se servir de ce qui l’habite pour s’en sortir. Tout ce bagage deviendra pour elle source de motivation et plutôt que de l’asservir, il lui permettra de se dépasser.

La dictature du corps

Malgré ses livres en trop, Claudie, toujours passionnée par la danse, décide de donner des cours. Alors que certains se sentent en confiance avec une femme qui ne ressemble pas à un top modèle. d’autres se détournent d’elle parce qu’elle n’a pas l’apparence d’une danseuse.

Elle poursuit sa formation et devient spécialiste du mouvement et massothérapeute. Elle ira travailler à titre de consultante en motricité appliquée au travail pendant 25 ans en France, son pays d’origine. Sa quête de bien-être l’amènera même à développer un tout nouveau concept : les ateliers « Emballons-nous » qui proposent aux personnes de toutes morphologies de se mettre en mouvement.

Malgré toutes ses réussites, elle reste rongée par les contradictions et veut maigrir à tout prix. Elle continue de croire que sa vie sera plus simple lorsqu’elle sera mince.

Voyage intérieur

Comme massothérapeute, Claudie est amenée à toucher les gens, à apprivoiser leur corps. Minces ou gros, elle voit bien que beaucoup d’entre eux sont complexés. Elle masse souvent des femmes obèses. Les masser signifie les toucher, ce à quoi elles se refusent depuis toujours. Le massage permet à ces femmes de se remettre en contact avec elles-mêmes et avec leur monde extérieur. C’est un premier pas.

Dans son travail de massothérapeuthe, Claudie comprend que ces femmes se sont repliées sur elles-mêmes, qu’elles se sont construites des armures quasi indestructibles. Elle comprend également que c’est en retournant sérieusement à l’intérieur qu’elles pourront mieux en ressortir.

Petit à petit, ce que Claudie trouve beau chez les autres lorsqu’ils bougent, quelle que soit leur taille, elle commence aussi à le voir chez elle. Ses cours, ses rencontres deviennent sa thérapie. Son voyage intérieur est entamé : un voyage qui l’amènera à prendre conscience de sa propre beauté.

Emballons-nous

Bien souvent la vie nous amène à enseigner ce dont on a le plus besoin d’apprendre. C’est probablement ce qui amène Claudie à concevoir des ateliers de prise de conscience du corps. En petits groupes conviviaux, elle réapprend aux articipants à bouger certains l’ayant oublié depuis longtemps. Elle utilise des ballons et d’autres objets « emballants » pour les aider à réapprivoiser leur corps.

Tous ces adultes réapprennent à jouer, à se détendre et à avoir du plaisir. La détente permet d’être plus à l’aise avec son corps. Et puis, le saviez-vous? Quand on bouge, on sollicite des zones du cerveau qui sont ignorées par le travail intellectuel… Une partie du travail d’apprivoisement se fait tout seul : on travaille par exemple l’équilibre sans même y penser, on se sent bien naturellement. En jouant à deux en faisant rouler un ballon, l’extraverti développera sa concentration et l’introverti s’exprimera davantage. Résultat : on s’amuse, on développe la confiance en soi et on s’aime.

J’ai du ventre et j’en suis fière

Avez-vous déjà suivi des cours d’aérobie? Claudie, elle, en a beaucoup suivis. Elle ne compte plus le nombre de fois où, sur une musique forte et rythmée, on lui a ordonné de rentrer son ventre? Aujourd’hui elle se refuse à le cacher. C’est son ventre, il est vivant et il a même donné la vie. Son ventre rayonne comme elle-même d’ailleurs. Elle en prend soin, le garde en forme mais refuse de le faire disparaître sur l’autel de la beauté et de la minceur.

Bien dans sa tête, bien dans son corps

À 48 ans, Claudie Pfeifer ne s’est jamais sentie aussi bien. Ces dernières années, elle a perdu un peu de poids sans faire d’efforts, probablement parce qu’elle a fait confiance à ce corps avec lequel elle s’est battue pendant des années. Il sait lui, au fond, ce qu’il doit être.

VIVRE, C’EST…

Apprendre à faire de nos « faiblesses » nos alliées.
Tout ce qui m’habite est là pour me faire évoluer. À moi de m’en servir à cette fin.

Elle n’est pas mince. mais elle est bien dans sa peau, à un point tel qu’elle a «osé» faire un vidéo sur les maux de dos. Dans ce vidéo intitulé «S.O.S Dos», elle nous apprend à danser notre vie au quotidien tout en soignant ce dos qui a du mal parfois à nous supporter. On voit Claudie en pleine séance d’exercices, en train de passer l’aspirateur ou déneiger sa voiture. Au départ, elle a beaucoup hésité, se demandant s’il ne serait pas mieux d’engager une femme plus mince pour faire le travail. Finalement, elle a osé et en est très fière. Elle a réussi à surmonter ses vieux démons.

Ah! Les vieux réflexes

Claudie a réussi à reconquérir ce corps que depuis toujours elle rejetait. Ce faisant, elle a réapprivoisé toute sa dimension affective. Ce poids qu’elle percevait comme une limite est devenu sa force. Elle a décidé de construire sa vie autour de cette vulnérabilité, plutôt que d’essayer de l’enfouir au plus profond d’elle-même. Elle y a très bien réussi d’ailleurs. Mais tout pas n’est gagné pour autant…

Après s’être laissée envahir par le jugement des autres et le sien surtout pendant toutes ces années, il y a encore des moments où ses vieux démons refont surface, des moments où elle a envie à nouveaux de se cacher derrière les vieilles idées reçues. Lorsque cela arrive, elle refait la liste de ses points forts : elle est ronde, oui, mais chaleureuse ; elle est réfléchie donc meilleure en affaires ; elle aime jouer donc sait comment avoir du plaisir. En fait, elle est elle-même.

Quand on se voit belle, qu’on se sent belle c’est ce que l’on projette aux autres. Et à ce chapitre, Claudie Pfeifer est une très belle femme.

Vous avez envie de joindre Claudie Pfeifer? Vous pouvez communiquer avec elle via internet à info@centre-emballons-nous.com